L'Empire Sandoryen
L'éveil des Ombres (2026)
Dans les terres du Nord, un vent hurlant porte des psaumes interdits.
Des portails démoniaques s’ouvrent. L’Empire Sandoryen est au bord du gouffre. Les Ombres s’élèvent. La guerre approche. Anneliah, capitale des provinces du Nord, se retrouve en première ligne. L’humanité survivra-t-elle ?
13 Titres.
L'ombre de la damnation (2027)
La guerre qui oppose la lumière aux ténèbres fait rage ! Malgré quelques victoires des forces de la lumière, les ténèbres progressent et menacent de briser l’Empire. Toutes les forces sont jetées dans la bataille ! Pour l’humanité, c’est la victoire… ou la damnation éternelle !
L'empire Sandoryen
"Peuples de l’Empire, fils et filles de la Lumière, Par la volonté du Soleil Éternel et par l’autorité du Trône de Lumière, Moi, Empereur, Gardien de la Flamme Première et Seigneur de Sandorya, adresse ces paroles à chaque province, chaque cité et chaque foyer :
Au-delà des remparts du Nord, les ombres se lèvent. Dans les terres glacées qui entourent Anneliah, nos sentinelles ont vu les flammes infernales embraser l’horizon. L’Ennemi Immortel rassemble ses légions. Les démons marchent, les Tyrans réveillent les hordes, et les bêtes monstrueuses des abîmes avancent vers nos frontières. Le temps de la paix est révolu.
J’appelle chaque province à se lever ! Que les forges brûlent nuit et jour. Que les cloches des cités sonnent dans toutes les vallées. Que les bannières de l’Empire soient levées sur chaque rempart. Que les chevaliers sellent leurs montures. Que les archers prennent place sur les murs. Que les armées marchent vers le Nord.
Les Lumières Sacrées tiennent déjà les bastions, défiant la nuit au nom de tous les peuples de l’Empire. Ils ne doivent pas combattre seuls. Par ce décret impérial, je proclame la Levée Générale des Provinces.
Que chaque homme et chaque femme capable de porter les armes se prépare à défendre notre terre, nos cités et l’héritage de nos ancêtres. Car si nous tombons, les ténèbres dévoreront le monde. Mais si nous restons unis, si nos lames brillent sous le même soleil, alors même l’Ennemi Immortel apprendra que la Lumière ne s’éteint jamais. Que ce message soit porté par les hérauts, gravé dans la pierre et chanté par les prêtres dans chaque temple.
Levez-vous, peuples de l’Empire ! La guerre vient et
la Lumière doit triompher.
Pour l’Empire.
Pour la Lumière.
Pour l’Éternité."
Proclamation de l'Empereur
L'empire de Lumière
L’Empire de Lumière s’élève comme une aurore éternelle au cœur du monde connu, un royaume où la clarté n’est pas seulement une bénédiction céleste, mais une essence inscrite dans la pierre, dans les arbres et dans l’âme de ses habitants. Ses cités, d’une architecture élancée et harmonieuse, semblent avoir poussé comme des forêts de marbre et de cristal. De fines colonnes nervurées s’élancent vers le ciel, reliées par des arches ciselées de motifs floraux et stellaires. Les dômes translucides captent la lumière du jour pour la diffuser en halos irisés, tandis que de longues passerelles suspendues serpentent entre des tours graciles, rappelant la noblesse et la délicatesse des antiques cités.
Au centre de cet empire rayonne la capitale, Sandorya, bâtie sur un plateau baigné d’une clarté presque surnaturelle. Ses remparts d’albâtre sont incrustés de gemmes pâles qui scintillent à l’aube et au crépuscule. Au cœur de la ville s’élève le Palais de Lumière, demeure de l’Empereur, dont les flèches dorées dominent un océan de jardins suspendus, de bassins limpides et de galeries chantantes. L’Empereur, gardien de la Flamme Première, incarne l’autorité sacrée et temporelle, et son trône, sculpté dans un unique bloc de pierre solaire, symbolise l’unité des provinces sous la lumière éternelle.
La langue de l’Empire, appelée communément le Luminis, est une langue noble aux sonorités proches du latin ancien. Riche en déclinaisons et en formules solennelles, elle est utilisée dans les édits impériaux, les chants liturgiques et les serments militaires. Ses mots roulent comme des vagues de lumière : Lux aeternam, Imperium invictum. Elle unit les peuples des différentes provinces sous une même culture, un même héritage.
L’Empire est divisé en vastes provinces, chacune gouvernée par un Haut-Prévôt ou une Haute-Prévôte, jurant fidélité à Sandorya. Parmi elles, la plus redoutée et respectée est celle des terres septentrionales, dont la capitale est Anneliah. Cité austère mais majestueuse, Anneliah se dresse comme un rempart vivant face aux Terres Désolées du Grand Nord. Ses murailles sont épaisses, gravées de runes lumineuses destinées à repousser les créatures des ténèbres. Les vents glacés y chantent entre les tours de quartz pâle, et les aurores boréales semblent s’incliner devant ses bastions.
Au-delà de ses frontières s’étendent les Terres Désolées, un territoire corrompu où la lumière peine à percer. Là, tapi dans les ombres éternelles, se cache l’Ennemi Immortel, dont le nom véritable est proscrit. Les démons règnent en maîtres sur des plaines calcinées, des forêts mortes et des montagnes noircies. Des légions infernales s’y rassemblent, cherchant sans cesse une faille dans les défenses impériales.
Pour contenir cette menace, une chaîne de forts sacrés s’étire le long de la frontière nord (Arcus Lucis, L'Arc de la Lumière), tels des phares défiant la nuit. Ces forteresses, bâties en pierre bénie et en acier clair, sont gardées par l’ordre le plus prestigieux de l’Empire : les Lumières Sacrées. Ce corps d’élite, composé de guerriers et de prêtres-soldats, consacre sa vie à la défense des vivants. Revêtus d’armures d'or et d’argent pâle gravées de symboles solaires, ils manient des lames astrales capables de brûler la chair démoniaque. Leur discipline est absolue, leur foi inébranlable. On raconte que leurs yeux brillent d’un éclat d’or lorsqu’ils invoquent la lumière sacrée au cœur de la bataille.
Ainsi, l’Empire de Lumière demeure, fragile mais résolu, dressé contre l’obscurité éternelle. Tant que Sandorya brillera et qu’Anneliah tiendra ses murailles, la flamme impériale ne s’éteindra pas — et avec elle, l’espoir d’un monde préservé des ténèbres.
Mais vint le jour où les présages se turent.
Dans les profondeurs oubliées des Terres Désolées, là où même la lumière hésite à s’aventurer, une invocation ancestrale fut prononcée. Des mots plus anciens que l’Empire lui-même, forgés dans une langue interdite, furent murmurés au cœur d’un cercle de cendres et d’os. Alors, les sceaux antiques cédèrent.
L’Ennemi Immortel fut libéré.
Un frisson parcourut les murailles d’Anneliah, et jusque dans les jardins suspendus de Sandorya, les oracles sentirent la Flamme vaciller. Au nord, le ciel se déchira dans un grondement semblable à celui d’un monde qui se brise.
Le bestiaire des enfers est vaste, et nul érudit impérial n’en possède l’inventaire complet. Les démons communs, déjà, sont des créatures terrifiantes : leur force équivaut à celle de quatre hommes aguerris, leurs chairs sont dures comme le fer noirci, et leurs griffes peuvent éventrer une armure. Leurs yeux brûlent d’une lueur rouge sombre, reflet de la haine éternelle qui les anime.
Mais ces horreurs ne sont que l’avant-garde.
Parmi les plus redoutés se trouvent les Tyrans. Ces seigneurs démoniaques dominent les légions infernales avec une intelligence cruelle et une volonté implacable. Hauts comme des bâtisses, cuirassés d’excroissances chitineuses et de plaques osseuses, ils manient des armes forgées dans des feux impurs. Là où un Tyran marche, la terre se fissure, et les soldats les plus braves sentent leur courage vaciller sous le poids de sa présence.
Plus anciens encore sont les Primordiaux. Ces entités ne sont pas simplement des guerriers, mais des fragments vivants du chaos originel. Leur forme défie l’entendement : masses mouvantes d’ombre et de flammes, démons géants dont les contours semblent se dissoudre dans la réalité elle-même. On dit qu’ils existaient avant même que la lumière ne soit nommée, et que leur simple apparition corrompt l’air et l’eau. Les sorts glissent sur eux comme la pluie sur la pierre, et seules les armes consacrées des Lumières Sacrées peuvent espérer les blesser.
Et puis il y a les Denmortis.
Ces bêtes gigantesques sont les marteaux des enfers. Hautes comme des collines, larges comme des forteresses, elles avancent dans un fracas d’apocalypse. Leur peau, épaisse et craquelée, ressemble à de la roche volcanique parcourue de veines incandescentes. Chaque pas fait trembler la terre ; chaque rugissement brise les vitraux des cathédrales.
Un Denmortis peut renverser les murailles d’une cité en quelques coups, réduire des bastions séculaires à un amas de ruines fumantes. Les chroniques anciennes rapportent qu’il fallut autrefois le sacrifice de trois cents Lumières Sacrées pour abattre une seule de ces abominations.
À présent que l’Ennemi Immortel est libre, les légions démoniaques se rassemblent comme une marée noire au pied des forts du nord. Les feux sacrés brillent encore le long de la frontière, mais dans l’ombre grandissante, chacun comprend que la guerre qui s’annonce surpassera toutes celles que l’Empire de Lumière a connues.
Car cette fois, ce n’est pas une incursion.